Chères Vandopériennes, chers Vandopériens,
Je me présente devant vous avec une équipe jeune, dynamique, populaire et expérimentée, composée d'habitantes et d'habitants engagés dans les associations, dans les quartiers, dans leur métier, et pour certains déjà au service de la mairie par le passé. Nos parcours sont différents, mais nous partageons la même responsabilité : ne plus laisser notre ville subir la précarisation et décider ensemble de son avenir.
Depuis plusieurs mois, nous échangeons avec vous dans les quartiers, sur les marchés, devant les écoles, à la sortie du travail. Ce qui ressort n'est pas seulement une critique ponctuelle, mais quelque chose de plus profond : une lassitude démocratique, un doute. Beaucoup ont le sentiment que les décisions se prennent loin d'eux, dans des espaces qu'ils ne maîtrisent pas. Que la politique parle beaucoup, mais écoute peu.
Une méfiance s'est installée. La confiance dans la capacité de la démocratie à améliorer réellement les conditions de vie s'est fragilisée. Trop de personnes ne croient plus qu'un autre avenir soit possible. Elles voient la précarité progresser, la misère devenir visible, les services publics s'affaiblir — même dans des villes dirigées par la gauche. Elles ont le sentiment que les grands enjeux — le logement, le pouvoir d'achat, la dignité, la transition écologique — ne sont plus traités à la hauteur de ce qu'ils exigent.
Je comprends cette défiance. Je comprends ce découragement. Mais je refuse de m'y résigner.
Nous n'avons pas le luxe de la résignation. À Vandœuvre, 47 % des habitants ont moins de 30 ans. Une grande partie de notre ville appartient à une génération qui n'a pas choisi le monde dans lequel elle entre : un monde marqué par le changement climatique, la montée de l'extrême droite et le recul progressif des services publics au profit des plus puissants. On nous explique qu'il faudra nous adapter, accepter l'incertitude, vivre avec moins.
Nous refusons cette fatalité.
Je fais partie de cette génération. Et elle ne demande pas l'extraordinaire. Nous ne cherchons pas à devenir milliardaires. Nous voulons simplement vivre dignement. Pouvoir nous projeter sans anxiété. Élever nos enfants dans une ville sûre, respirer un air sain, avoir accès à l'eau, à l'alimentation, à la culture, à la nature. Avoir droit à la beauté, à la tranquillité, à la sécurité. Avoir un emploi, un logement, un avenir.
Est-ce trop demander ?
Face aux crises climatiques et sociales, face au retour de l'extrême droite, nous voulons autre chose que la résignation. Nous voulons une ville qui protège et qui rassemble. Une ville qui ne laisse personne de côté. C'est le sens de notre engagement.
Mais protéger ne signifie pas céder à la surenchère sécuritaire. Depuis des années, on promet toujours plus de caméras et toujours plus de fermeté, et pourtant le sentiment d'insécurité demeure. La véritable protection commence à la racine : dans les conditions de vie. Un logement digne, un emploi stable, des services publics accessibles, des quartiers entretenus, une jeunesse accompagnée, une ville moins exposée à la pollution, aux îlots de chaleur et aux trafics qui prospèrent là où la puissance publique se retire.
L'écologie n'est pas un supplément d'âme. Elle est une condition de notre avenir commun. Mais elle ne peut se faire sans justice sociale. Planifier la transition écologique, c'est isoler les logements, développer des mobilités accessibles, préserver les espaces verts, soutenir une alimentation saine et locale. C'est protéger notre santé autant que notre planète. C'est anticiper plutôt que subir.
Notre projet s'adresse à toutes les générations : aux travailleurs qui veulent vivre dignement de leur salaire, aux retraités attentifs à leur pouvoir d'achat, aux étudiants confrontés à la précarité, aux familles monoparentales qui portent tant de responsabilités. Il s'adresse aux femmes, encore confrontées aux violences et aux inégalités, et à qui nous devons un engagement féministe clair et concret. Il s'adresse aux personnes queer, qui doivent pouvoir vivre librement et sans peur. Il s'adresse aux personnes en situation de handicap, pour qui l'accessibilité ne peut plus être une promesse repoussée. Il s'adresse aussi aux enfants, trop souvent peu écoutés, qui subissent des violences institutionnelles que nous devons avoir le courage de reconnaître et de faire cesser.
Nous voulons faire de la politique autrement : avec honnêteté et transparence, en reconnaissant nos erreurs lorsqu'il y en aura, en consultant lorsque nous ne savons pas, en associant réellement les habitants aux décisions. La mairie doit redevenir une maison commune. Je serai votre représentant, mais nous gouvernerons en équipe et avec vous.
Je crois à une gauche qui écoute, qui répare et qui régénère. Une gauche communaliste, écologiste et exigeante. Une gauche qui sait tenir tête lorsque l'intérêt général est menacé. Une gauche forte face aux injustices, mais profondément humaine dans sa manière d'agir. En résumé : une gauche insoumise et populaire.
Nous ne cherchons pas la démesure. Nous cherchons la dignité. Nous ne promettons pas l'impossible. Nous proposons d'organiser l'avenir avec sérieux, courage et solidarité.
Les 15 et 22 mars 2026, vous aurez le choix. Nous vous proposons celui d'un collectif prêt à préparer et à protéger Vandœuvre, pour que chacun puisse y vivre bien, simplement, et avec confiance dans l'avenir.
Avec détermination, et avec vous,
Gabriel Johnson
Tête de liste — Vandœuvre Insoumise et Populaire